Dans les assemblées politiques, le prestige du verbe domine généralement la compétence.

À lire aussi de Gustave Le Bon

La valeur pratique d'une vérité se mesure au degré de croyance qu'elle inspire.
Le temps et l'habitude usent rapidement l'amour mais fortifient au contraire l'amitié, même quand elle succède parfois à l'amour.
Si tous les phénomènes physiques, chimiques et biologiques dépassant notre compréhension devaient être qualifiés de surnaturels, il n'y aurait guère que du surnaturel dans le monde.
Des milliers d'individus séparés peuvent à certains moments, sous l'influence de certaines émotions violentes, un grand événement national par exemple, acquérir les caractères d'une foule psychologique. Il suffira alors qu'un hasard quelconque les réunisse pour que leurs actes revêtent aussitôt les caractères spéciaux aux actes des foules. A certains moments, une demi-douzaine d'hommes peuvent constituer une foule psychologique, tandis que des centaines d'hommes réunis par hasard peuvent ne pas la constituer
Ce n'est pas à la raison, mais au bon sens, qu'il eût fallu jadis élever un temple. Beaucoup d'hommes sont doués de raison, très peu de bon sens.
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Dans la même œuvre

Le nombre des soldats victimes de la grande guerre est connu. Celui des idées et des croyances détruites par elle reste encore ignoré.
La vérité, pour la grande majorité des hommes, étant ce qu'ils croient, c'est surtout avec leurs croyances qu'on doit gouverner les peuples.
Une des graves difficultés de la politique est l'obligation de gouverner avec des idées tenues pour vraies par les multitudes alors que ces idées sont erronées.
Les gouvernants doivent savoir discerner les sentiments qui font mouvoir les hommes, sans se préoccuper beaucoup des influences rationnelles qui devraient les faire agir.
Les gouvernants doivent savoir ce qu'ils veulent et ce qu'ils peuvent, mais aussi ce que veulent et peuvent leurs adversaires.